Accueil  >  GERI  >  LIO  >  séminaires LIO  >  séminaire GNSS 14/1/08 

séminaire GNSS 14/1/08

Géolocalisation et navigation par satellites

L’utilisation des cartes numériques dans les systèmes de navigation et des systèmes d’informations géographiques (SIG)

Compte-rendu du séminaire de la PFI GNSS - 14 janvier 2008

Suite à la création de la PFI fin 2007, un premier séminaire a été organisé à Villeneuve d’Ascq le 14/01/08. Ce séminaire est resté interne INRETS dans un souci de faciliter les échanges entre les URs de l’INRETS, amorcés lors de la journée de mars 2007, qui se connaissent encore mal sur cette thématique. Le thème retenu pour cette journée a concerné l’utilisation des cartes numériques dans les systèmes de navigation et des systèmes d’informations géographiques (SIG). Quarante personnes y ont participé représentant 8 URs. Le Directeur Général s’est excusé de ne pouvoir assister à cette réunion et a exprimé son intérêt pour ce séminaire. La Direction Scientifique était représentée par Jacques Beaumont.

  • La matinée a été consacrée à une présentation pédagogique de Maged Jabbour, docteur de l’Université Technologique de Compiègne. Maged Jabbour a défini le principe du map-matching avant de présenter un état de l’art des principales techniques. Le map-matching consiste à reporter, sur une cartographie numérique de la route, la position du véhicule calculée à l’aide d’un récepteur GNSS (aujourd’hui GPS) ou d’un système hybride (GNSS et autres capteurs). Ces techniques sont en particulier utilisées pour l’aide à la navigation automobile. Elles permettent à l’automobiliste de savoir sur quelle voie il circule et d’utiliser les informations de guidage du navigateur.

L’après-midi a été dédiée aux différentes équipes souhaitant exprimer un besoin et/ou une expérience d’utilisation ou d’implémentation de ces techniques :

  • Christophe Rizet (DEST) a présenté un besoin de géolocalisation de colis pour une enquête sur le transport de marchandises. Ce besoin n’a cependant pas été approfondi dans le cadre de cette journée, les solutions de type GPS n’étant manifestement pas adaptées pour ce type de problème.

  • Aurélien Bocquet (LEOST) a montré une application développée dans le cadre du projet Rouvécom. Ce projet, terminé aujourd’hui, a développé un système de communication entre véhicules permettant à chacun des véhicules de connaître les positions des véhicules autour de lui et de transmettre des messages, d’alerte notamment, entre ces véhicules. Le SIG commercialisé par BeNomad a été utilisé dans ce projet.

  • Jacques Erhlich (LIVIC) a rappelé les objectifs et développements du projet LAVIA et présenté l'après LAVIA. Le LAVIA est un limiteur de vitesse automobile utilisant une base de données des vitesses réglementaires de circulation pour informer le conducteur en embarqué. Ce projet ouvre des axes de recherche : création et enrichissement des bases de données vitesses, mise à disposition de l’information dans le véhicule et gestion de l’alerte au conducteur, questions de compatibilité des bases de données…

  • Cette présentation a été poursuivie par Sylvain Lassarre (GARIG) dont le travail a consisté à exploiter les données géoréférencées dans le projet LAVIA pour une analyse spatio-temporelle des données LAVIA. Les données n’ayant pas été enregistrées au départ pour une utilisation en SIG ont nécessité un gros travail de mise en forme et de projection des données sur la BDD. Les problèmes posés ont montré qu’une utilisation de map-matching sur le SIG dès l’enregistrement auraient permis une exploitation beaucoup plus rapide des données géolocalisées. Ce n’était pas le cas au démarrage du projet et l’imprécision des données a nécessité un gros travail de post-traitement avant analyse.

  • Thierry Bellet et Benoit Mathern (LESCOT) ont montré l’enjeu et les méthodes de recueil de données cartographiques et de localisation des véhicules pour l’analyse de l’activité de conduite de véhicules légers. La base de données utilisée au LESCOT est la base Navtech. Un logiciel de rejeu des données a été développé permettant de visualiser de façon synchronisée les données de position, les images enregistrées, la vitesse…

  • Philippe Marchal et Shuning Yuan (DEST) ont illustré leurs travaux sur le suivi de personnes. Ils ont également rencontré des difficultés liées à l’absence partielle de données (imprécisions du GPS, informations de positions manquantes en raison de masquages, mais également défaillances humaines : oubli de prendre ou d’allumer l’appareil de mesure).

  • Enfin, Nicolas Viandier (LEOST) a présenté les travaux effectués dans le cadre du projet ANGO. Ce projet vise à localiser un bus le long de sa ligne avec une précision inférieure à 5 (voire 3) mètres. Des mesures d’imprécision de la localisation GPS ont été effectuées et une base de données construite caractérisant la qualité de la mesure GPS le long de la ligne. Cette BDD est présentée sous forme de tableur mais pourrait faire l’objet de données géoréférencées dans un SIG.

Synthèse/Conclusions

Les techniques de map-matching sont principalement connues des équipes qui développent des systèmes d’aide à la conduite et des équipes spécialisées en robotique. Les discussions de ce séminaire ont montré qu’elles gagneraient à être davantage connues et utilisées à l’INRETS. En effet, au-delà des travaux directement liés à l’aide à la conduite, les bases de données cartographiques ou SIG sont des outils puissants de gestion des données géoréférencées.

Pour les activités transport, les données traitées nécessitent souvent d’être mises en relation avec les données « routières » (sur quelle voie circule le véhicule ?). Les imprécisions du GPS n’offrant pas toujours ce niveau de détail, les techniques de map-matching et l’utilisation de SIG prennent toute leur légitimité.

Sur la PFI : un des objectifs de la PFI est de faciliter les échanges entre URs et de mettre en évidence les synergies entre travaux. Le séminaire a en partie permis d’avancer dans cette direction ! Une prochaine journée sera organisée à l’automne. Un appel a été lancé en séance pour définir son thème. Le Directeur Général a d’ores et déjà suggéré une réflexion autour de l’enjeu du péage routier, qui remonte en haut des agendas stratégiques avec l’évolution du prix du pétrole.

Juliette Marais, 16 janvier 2008