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Aménagement, entreprises et territoires

Le 11 juin 2015, à l’IFSTTAR, Bâtiment Bienvenüe, en B017-B021 de 9h30 à 16h30

Programme et résumés

La gestion des mobilités liées au travail sur le réseau francilien

Christelle PAULO et Marion CHOLET, STIF

Au-delà des caractéristiques des déplacements des Franciliens, leurs déplacements domicile-travail restent un motif structurant dans leur quotidien, celui de leur territoire. Le temps consacré à ces déplacements reste très hétérogène en fonction du sexe, des classes sociales, des modes utilités mais aussi des lieux du travail et du domicile et de leurs positions respectives. 

Pour les autorités organisatrices de transports à l’échelle du territoire, les enjeux soulevés par ces déplacements sont multiples : usages croissants des modes collectifs, localisation de l’emploi et de la population, etc. Y répondre et y faire face est au cœur de la démarche mise en œuvre au sein du Plan de Déplacements Urbains de l’Ile-de-France (PDUIF) piloté par le STIF.

Des smart cities aux smart citizens : incitations, représentations et comportements de mobilité

Par Jean-Marc JOSSET, Orange Labs
Et Nicolas SOULIE et Alain RALLET, Université Paris-Sud, RITM

La mobilité urbaine durable vise à rendre compatible la poursuite de la croissance urbaine et la maitrise des coûts sociaux qui lui sont associés. Elle relève cependant d'approches qui la renvoient à des investissements très lourds (le futur métro du Grand Paris), de nouveaux paradigmes technologiques (la voiture électrique), des horizons improbables (2030) ou des invocations comportementales abstraites (changez de mode de transport !). Le point commun de ces approches est de soustraire aux individus la possibilité de changer la situation par des choix qu'ils pourraient maîtriser.
La recherche expérimente d'autres cadres de représentation de la mobilité et, partant, d'autres dynamiques de conception et d'adoption des services aujourd'hui proposés sans grand succès, tel le co-voiturage, pour fluidifier le trafic urbain. Elle s'appuie sur l'économie comportementale et prend la forme d'une expérimentation de terrain menée sur le plateau de Saclay, zone qui connaît des problèmes croissants d'embouteillage à la mesure de l'implantation rapide d'établissements et d'entreprises. Les données récoltées grâce à une application permettant de mesurer les comportements de mobilité ont permis de mesurer l’impact d’incitations monétaires et non-monétaires, introduites séquentiellement, sur ces comportements.

Quand les entreprises réinvestissent la question des mobilités liées au travail sous l’effet des nouvelles contraintes énergétiques. Le cas des métropoles de Lille et de Lyon

Patricia LEJOUX, ENTPE, LET

L’intérêt des entreprises pour les mobilités liées au travail a évolué tout au long du siècle dernier, faisant alterner des périodes de fortes et de faibles interventions sur cette question. L’objectif de cette communication est de voir comment les entreprises envisagent aujourd’hui cette question des mobilités liées au travail (déplacements domicile-travail des salariés, mais aussi déplacements professionnels, transport de marchandises) dans un contexte marqué par la raréfaction prévisible des énergies fossiles et la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre générées par les mobilités. Les chefs d’entreprises sont-ils inquiets ou indifférents face à la transition énergétique qui s’annonce dans le domaine de la mobilité ? Quels enjeux représente-t-elle à leurs yeux ? Quelles incidences peut-elle avoir sur leurs stratégies de localisation ? Pour répondre à ces questions, nous nous appuierons sur les résultats d’une recherche menée dans le cadre de l’ANR TransEnergy, basée sur la réalisation d’enquêtes qualitatives auprès de chefs d’entreprises qui ont fait le choix de s’implanter dans des zones d’activités économiques périurbaines des métropoles de Lille et de Lyon.

La territorialisation des horaires de travail : en finir avec l’heure de pointe ?

Emmanuel MUNCH, LVMT et SNCF Transilien

Au cœur des temporalités urbaines, les horaires de travail rythment les pulsations des activités et des mobilités quotidiennes. Ainsi, face à la récurrence des saturations aux heures de pointe dans les transports en commun, nous interrogeons la possibilité d’une modulation d’horaires de travail pour certains navetteurs. En effet, un léger décalage d’horaires de travail entre plusieurs travailleurs mais aussi entre différents établissements d’une même zone peut participer à un étalement des flux aux marges de l’hyperpointe matinale. Bien que prometteuse sur le papier, cette planification différentielle des horaires de travail se heurte à l’enchevêtrement tacite d’agendas individuels et collectifs.
Dès lors, comment créer de nouvelles coordinations au nom du bien-être collectif tout en préservant les besoins des différents acteurs?
Nous détaillerons ici les premiers résultats d’une enquête diffusée auprès de travailleurs d’un pôle d’activité francilien.


Information et inscription (gratuite mais obligatoire) : leslie.belton-chevallier(at)ifsttar.fr